Le sacrifice: un des moyens données par la Vierge Marie pour changer le monde.
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...5 moyens pour changer le monde !


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Troisième moyen:

Qu'est-ce qu'un sacrifice? On pourrait le définir sommairement en disant qu'il s'agit de quelque chose qui nous coûte (action ou privation) et qu'on offre à Dieu pour le consoler, pour réparer nos fautes, ou pour demander une faveur.

Une comparaison:
La petite Lina, trois ans, sent que sa mère a du chagrin. Pourquoi? La petite ne le sait pas précisément, mais il y a tant de raisons possibles...
Lina sait d'instinct que l'amour guérit beaucoup de "bobos". Aussi décide-t-elle de montrer à sa mère combien elle l'aime.
Elle se rend dans le champs voisin de la maison, pour y cueillir de magnifiques fleurs sauvages.
Pour y parvenir, elle doit affronter l'herbe plus haute qu'elle, se débattre contre les branches qui lui fouettent les jambes et le visage au passage, arracher à tout moment les "piques-piques" qui s'accrochent à sa robe et dans ses cheveux, et braver les horribles toiles d'araignées qui surgissent ça et là...
Lorsque la maman reçoit enfin le petit bouquet des mains de sa benjamine, bouquet un peu chiffonné mais cueilli avec tant d'amour, quelle est sa réaction?
Ce ne sont pas tant les fleurs qu'elle voit, que tout ce qu'il en a coûté à sa petite... tout l'amour et la bonne intention qui se cachent derrière ces quelques branches...
En offrant ce bouquet à sa mère, c'est une partie d'elle-même que la petite a donnée: en se sacrifiant pour sa mère, elle a trouvé un moyen efficace pour la consoler.
Se surprendra-t-on ensuite que la maman ne puisse plus rien lui refuser !

 

Le sacrifice implique une certaine souffrance: souffrance du corps ou du coeur, souffrance légère ou très forte.

Ce n'est toutefois pas la souffrance voulue pour elle-même, mais pour les fruits qu'elle procure. Un peu comme le malade qui a hâte d'être opéré par le chirurgien, non pour le plaisir d'être amputé, mais parce qu'il sait que, de cette opération, sortira un mieux-être, une guérison.

La souffrance est inévitable dans nos vies. Autant la rendre utile en lui donnant une fécondité surnaturelle.

Elle fut la voie préférée de Jésus pour la rédemption du monde. Elle demeure encore "la voie royale" que le Rédempteur indique aux âmes qui veulent le suivre pour travailler au salut des âmes.(11)

Saint Paul disait - et nous pouvons en faire autant, si nous sommes généreux: "Je complète en ma chair ce qui manque aux épreuves du Christ pour son Corps, qui est l'Église". (Co 1, 24) (12)

 

C'est à cause de son union avec le Sauveur Jésus que la souffrance du Chrétien est féconde. Que de personnes seront sauvées par suite d'une souffrance bien reçue et offerte dans un élan d'amour de Dieu!

"Il y a un mystère redoutable, que nous ne méditerons jamais assez : le salut de beaucoup dépend des prières et des pénitences volontaires des membres du Corps mystique du Christ". (Encyclique sur le Corps mystique du Christ, pape Pie XII)

"Sacrifiez-vous pour les pécheurs, et dites souvent, spécialement chaque fois que vous ferez un sacrifice :

"Ô Jésus, c'est par amour pour Vous, pour la conversion des pécheurs, et en réparation pour les péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie"." (Message de Fatima)

"Beaucoup d'âmes vont en enfer parce qu'il n'y a personne qui se sacrifie et prie pour elles." (Marie à Fatima)

"Celui qui arrache une âme à l'enfer, disait le Curé d'Ars, sauve cette âme et la sienne. Toutes les dévotions sont bonnes, mais aucune n'est meilleure que celle-là."

"Voilà maintenant la pénitence que le Bon Dieu demande : le sacrifice que chacun doit s'imposer pour mener une vie de justice dans l'observance de Sa Loi. Il désire que l'on fasse connaître clairement cette voie aux âmes". (Lettre du 20 avril 1943, Sœur Lucie de Fatima)

 

Un sacrifice n'est pas nécessairement un acte qu'on voit extérieurement, comme le martyre. Le quotidien nous offre une multitude d'occasions de faire des sacrifices qui, tout obscurs qu'ils soient, n'en sont pas moins extrêmement féconds.

Valorisée par l'amour, la moindre de nos actions acquiert une valeur infinie.

  • Retenir un mouvement d'impatience...
  • Réprimer une envie de critiquer le jardin du voisin ou le chapeau de la belle-mère...
  • Faire le repas quand on est fatigué...
  • Apprendre nos leçons au lieu d'aller s'amuser avec les copains...
  • Ne pas saler notre nourriture...
  • Sortir la poubelle à la place de notre frère...
  • Téléphoner à une personne endeuillée simplement pour l'écouter nous parler de son cher défunt...
  • Lire un bon livre de spiritualité au lieu d'écouter un film...

...tout peut être prétexte pour faire un sacrifice discret mais efficace.

"Ramasser une épingle par amour de Dieu peut obtenir la conversion d'une âme". (Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus)

En résumé...

Les sacrifices et la souffrances acceptés chrétiennement
nous obtiennent de nombreux fruits

  1. Ils expient et réparent les suites de nos péchés, diminuant ou même supprimant complètement le temps que nous devrions passer au Purgatoire après notre mort.
  2. Ils nous purifient et nous fortifient contre la tentation, car ils nous habituent à maîtriser nos passions.
  3. Ils augmentent nos mérites et la grâce sanctifiante qui nous habite, nous rendant de plus en plus agréables à Dieu et nous garantissant une gloire encore plus grande lorsque nous serons au Ciel.
  4. Ils sauvent des âmes qui autrement iraient en enfer pour l'éternité.
  5. Ils nous rendent puissants sur le Coeur de Dieu et peuvent nous obtenir des grâces de toutes sortes.
  6. Ils consolent Dieu et la Vierge Marie des ingratitudes et méchancetés qui sont commises à leur égard, à travers toutes les époques.

 

 

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(11) On lira avec profit le bel article "Réparer les péchés des autres est une école d'amour".
(12) Il faut comprendre de ce passage que même si chaque souffrance du Christ lui a valu des mérites infinis (parce que le Christ est Dieu, et qu'à ce titre chacune de ses actions a une valeur infinie), Dieu a voulu nous associer au salut du monde en nous demandant de faire notre part, un peu comme Simon de Cyrène qui a porté une petite partie de la croix avec Jésus, sur le chemin menant au Calvaire.

"Si quelqu'un veut marcher à ma suite, qu'il se renonce, porte chaque jour sa croix, et qu'il me suive." (Mc 9,23)

Ce faisant, Dieu agit avec justice mais aussi avec une grande miséricorde, nous faisant l'honneur, malgré notre indignité, d'être ses collaborateurs.
Si nous comprenions l'intensité de la douleur que le Christ a subie pour nous, nous saisirions que nos souffrances et sacrifices, même lorsqu'ils nous paraissent effrayants, sont minimes en comparaison de ceux du Christ; et nous lui serions reconnaissants de nous offrir, en retour de si peu de choses, le Paradis pour nous et ceux que nous aidons.

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