La Vierge Marie nous donne 5 moyens pour changer le monde / page 2-La confession
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...5 moyens pour changer le monde !


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(suite)

Dieu nous donne aussi les Sacrements, notamment:

LA CONFESSION INDIVIDUELLE AU PRêTRE

Quand nous avons une faute grave sur la conscience, allons vite rencontrer un prêtre pour une bonne confession. à travers le prêtre, c'est Jésus-Christ Lui-même qui nous écoute, entend nos aveux, voit notre repentir et nous accorde son Pardon. Ce pardon est réel et source de guérison intérieure. Confessons-nous souvent, et pas seulement après les fautes graves. Dieu nous y attend avec toute Sa Miséricorde et Ses Grâces.

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A moins d'être en situation d'urgence (danger de mort, par exemple), il est important de prendre le temps de bien préparer sa confession, par respect pour Dieu et le Sacrement, et pour bien profiter des grâces qui nous y attendent.

Comment se préparer?

1- D'abord demander à Dieu de nous aider dans cette démarche en nous faisant voir clairement l'état de notre conscience, et en nous donnant la grâce de bien regretter nos péchés.

Si nous appréhendons la confession, tâchons de nous représenter Jésus en Bon Berger, qui nous attend en souriant et en nous ouvrant les bras, se réjouissant à l'avance de notre retour vers Lui. Excitons en nous la confiance: "Jésus, j'ai confiance en Vous". Demandons à la Vierge Marie de nous accompagner tout au long de cette démarche vers son Fils.

2- Examiner notre conscience pour trouver ce qui, depuis notre dernière bonne confession, a pu offenser Dieu. Il est bon de passer en revue chacun des Commandements de Dieu et de l'Église et de voir ce qui, dans notre quotidien, y a dérogé. Pour les personnes qui se confessent souvent, on peut aussi s'examiner sur 3 points qui comprennent tous les autres:

- Comment ai-je péché envers Dieu ? (doute volontaire, blasphème, pratiques superstitieuses ou occultisme, communion sacrilège, confessions bâclées, omission de la Messe dominicale sans raison valable, irrespect dans les lieux saints, etc.)

- Comment ai-je péché envers les autres ? (médisance, calomnie, mépris, refus de pardonner, désirs de vengeance, violence de toute nature, mauvais exemple, incitation au mal, vol, infidélité conjugale, actes homosexuels, rapports sexuels hors mariage, dureté de cœur, etc.)

- Comment ai-je péché envers moi-même ? (orgueil, vanité, regards et pensées impurs, mauvaises actions sur moi-même ou sur d'autres, refus de prendre raisonnablement soin de ma santé, abus de nourriture, de boisson, de médicaments, de sports, etc.)

3- Susciter en notre cœur la contrition, c'est-à-dire le regret sincère d'avoir offensé Dieu. Pour y parvenir, réfléchir sur la bonté de Dieu envers nous (toutes les grâces matérielles et spirituelles dont Il m'a comblé depuis ma naissance, le fait qu'Il a accepté que son Fils meure pour me sauver de l'enfer, sa Miséricorde qui accepte de me pardonner, etc.) et envers les autres.

Si on le peut, se représenter la Passion de Jésus-Christ qui est mort pour chacun de nous; penser aux qualités illimitées de Dieu (infiniment bon, infiniment beau, infiniment digne d'être aimé, infiniment juste et miséricordieux, etc.: Dieu a toutes les qualités). Réfléchir au fait que Dieu ne mérite pas qu'on l'offense.

Si toutes ces pensées ne nous touchent pas beaucoup, méditer au moins sur l'enfer et le purgatoire, afin de désirer ne pas y aller.

Il est préférable que ce soit l'amour de Dieu qui motive notre regret d'avoir péché: je regrette d'avoir offensé Dieu parce qu'Il est infiniment bon et digne d'être aimé, et parce que le péché lui déplait (ce genre de regret s'appelle "contrition"). Mais à défaut de la contrition, il faut au moins avoir l'attrition, ce qui veut dire qu'on regrette d'avoir offensé Dieu par le péché, à cause de la honte de ce péché ou par crainte de perdre le Ciel ou d'aller en enfer, etc., et qu'on désire se confesser pour ne pas encourir ces peines.

 

4- Prendre la résolution sincère de ne plus commettre les péchés que nous allons confesser (anciennement on appelait cela "avoir le ferme propos") et être résolu à éviter les occasions qui m'incitent à les commettre. Attention: prévoir qu'on retombera ne signifie pas que l'on veuille retomber. Mais il faut être capable de dire sincèrement en notre cœur: je regrette d'avoir commis ces péchés et, avec la grâce de Dieu, je ne veux plus les commettre ni me mettre volontairement dans les occasions de les commettre.

Pour nous y aider, il est recommandé de réciter, au moins de cœur, l'Acte de contrition:

"Mon Dieu, j'ai un extrême regret de vous avoir offensé, parce que Vous êtes infiniment bon, infiniment aimable, et que le péché vous déplaît. Pardonnez-moi par les mérites de Jésus-Christ mon Sauveur. Je me propose, moyennant votre sainte grâce, de ne plus vous offenser, et de faire pénitence."

5- Aller ensuite voir un prêtre catholique, et demander à se confesser.

Comment se confesser?

1- Sauf de rares cas, vraiment exceptionnels, il n'est pas permis de recevoir l'absolution collective(6). Et même dans ce cas, il faut avoir la résolution d'aller confesser tous ses péchés graves à un prêtre dès que possible. Donc, normalement il faut se confesser individuellement au prêtre.

2- L'idéal est de se mettre à genoux devant le prêtre: en faisant cela, ce n'est pas devant l'homme qu'on s'agenouille, mais devant Dieu qu'il représente. Cette position facilite l'humilité (je me reconnais pécheur). Le confessionnal est l'endroit que privilégie l'Église pour la confession. Mais on peut se confesser partout, assis ou debout (certaines personnes ont des limitations physiques ou psychologiques qui les empêchent de faire autrement), ou même couché, dans le cas de certains malades et des mourants.

3- Au début de la confession, il est bon de demander au prêtre sa bénédiction pour nous aider à faire une bonne confession. On peut lui demander dans nos propres mots, ou utiliser la formulation traditionnelle:

"Bénissez-moi mon Père, parce que j'ai péché. Je me confesse à Dieu tout-puissant et à vous. Ma dernière bonne confession remonte à (indiquer au moins approximativement: une semaine, un mois, 40 ans...), j'ai reçu l'absolution et j'ai fait ma pénitence."

(Ces précisions ont pour but d'aider le prêtre à bien juger notre cas pour nous aider à faire la meilleure confession possible.)

4- Poursuivre ensuite en accusant nos péchés: "Mon Père, je m'accuse de ......"

Important: il n'est pas nécessaire d'accuser tous les péchés véniels (légers) que l'on a commis. Cela est d'ailleurs à peu près impossible, vu leur nombre. Si l'on n'a pas de faute grave sur la conscience, accuser seulement 2-3 péchés, parmi ceux qui sont vraiment dans nos habitudes à déraciner, ou qui nous ont marqué plus particulièrement. On peut, à la fin, rajouter: "Je m'accuse aussi de toutes les autres fautes de ma vie, et de celles que j'ai pu oublier".

Quant aux fautes mortelles (péchés graves) (7) qui n'ont pas encore été confessées et pardonnées, il faut les accuser toutes, selon ce que l'on se souvient : leur nature, leur nombre, les circonstances aggravantes (tuer avec préméditation est pire que tuer sous le coup de la colère; voler un pauvre est plus grave, à montant égal, que voler un milliardaire, etc.)

La confession ne doit pas être une torture, mais une démarche de réconciliation et un moment de Miséricorde.

Ne craignons pas d'ouvrir notre âme au confesseur, et de lui avouer nos péchés, même les plus horribles. Le prêtre est formé pour recevoir ces confidences, il en a l'habitude, un peu comme un médecin qui est habitué de côtoyer les pires maladies.

S'il se présente un "blanc" de mémoire soudain (dû au stress, par exemple), simplement le mentionner au prêtre et lui demander de nous aider: il posera probablement quelques questions qui aideront à se rappeler les fautes les plus graves, donc les plus importantes à confesser.

Plus vous serez honnête, plus le confesseur vous estimera, car il sait ce qu'il en coûte à la nature humaine de s'accuser ainsi: n'oublions pas que le prêtre aussi se confesse à un autre prêtre!

De plus, tout prêtre est tenu au "secret de la confession": même sous la torture, il ne peut révéler ce que vous lui aurez dit en confession. L'Histoire est venue confirmer ce fait.

 

On essaiera, autant que possible, de faire une confession simple, c'est-à-dire sans détails superflus (on n'accuse pas les péchés des autres mais les nôtres seulement...) et en utilisant un langage décent, surtout en ce qui concerne les fautes contre la pureté.

5- On peut terminer notre confession en disant: "Mon Père, je m'accuse de tous ces péchés, de tous ceux de ma vie et de tous ceux dont je ne me souviens pas; j'en demande pardon à Dieu de tout mon cœur, et à vous la pénitence et l'absolution."

À ce moment, le prêtre vous adressera sans doute un petit mot pour vous aider à vous préparer à recevoir la Miséricorde divine à travers l'absolution. Si vous avez des questions de conscience relatives à votre confession, vous pouvez lui demander des éclaircissements, des conseils.

La plupart du temps, le prêtre vous donnera une "pénitence" à effectuer, pour réparer un peu vos péchés. C'est une façon pour nous de nous unir à la Passion du Christ en faisant notre petite part. Cette "pénitence" ou "réparation" peut être une prière, une bonne action, offrir une Communion, etc. (s'il vous indique une prière ou une pratique que vous ne connaissez pas, dites-le-lui simplement: il vous donnera une autre pénitence plus à votre portée). Soyez attentif à ce que le confesseur vous prescrira et effectuez votre pénitence dès que possible, pour ne pas l'oublier. S'il n'en donne pas, il est bon de vous fixer vous-même une pénitence à accomplir: cela vous permettra de faire moins de Purgatoire après votre mort!

6- En sortant du confessionnal, ne négligez pas de prendre quelques instants de recueillement pour remercier le Bon Dieu du pardon qu'Il vient de vous accorder. Et... repartez joyeux pour continuer votre route vers le Ciel !

 

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(6) Ce genre de cas peut être, par exemple, lors d'un naufrage où le prêtre n'a pas le temps de confesser tous les voyageurs qui vont périr; ou en temps de guerre, lorsque toute une troupe de soldats est appelée à partir au front (donc, danger de mort) sans qu'ils aient le temps de se confesser individuellement avant le départ.
On comprend donc que l'usage répandu de l'absolution collective dans nos paroisses, comme façon d'éviter le confessionnal, est une pratique nettement abusive et à éviter. Le pape Jean-Paul II l'a d'ailleurs réprouvée en rappelant à l'ordre les évêques qui donnaient de telles permissions dans leur diocèse.
 
(7) Le péché grave est traditionnellement appelé "péché mortel" parce qu'il tue la vie surnaturelle de l'âme en la coupant complètement de l'amitié de Dieu et en l'empêchant d'acquérir des mérites pour le Ciel.
Dans une âme en communion avec Dieu réside la "grâce sanctifiante", qui est une présence spéciale de l'Esprit-Saint, qui rend notre âme agréable à Dieu, et qui nous fortifie dans notre combat quotidien. L'âme qui la possède est "en état de grâce". Cette grâce sanctifiante (ou autrement dit: état de grâce) est nécessaire pour aller au Ciel.
Le péché mortel rejette cette grâce sanctifiante.
On peut retrouver l'état de grâce par le Baptême (qui ne peut être reçu qu'une seule fois dans notre vie), et par le pardon reçu dans la Confession. En cas d'impossibilité de se confesser, la grâce sanctifiante peut aussi être recouvrée par la "contrition parfaite" en y joignant le désir de recevoir le Sacrement de Pénitence (la Confession) dès que possible; et par le martyre, qui est un acte de charité parfaite puisque l'on donne sa vie pour Dieu.

Souvenons-nous qu'il faut 3 conditions pour qu'un péché soit "mortel":

  • Il faut qu'il y ait matière grave, ou que l'on estime grave;

  • Il faut avoir connaissance de cette gravité au moment où l'on commet l'offense;

  • Il faut le plein consentement de la volonté.

S'il manque l'une de ces trois conditions, il n'y a qu'un péché véniel (faute légère) ou même, en certains cas, pas de péché du tout.

 

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